La douleur,

UN PROBLEME

DE SANTE PUBLIQUE

La douleur : données générales, contexte du marché

La douleur est une notion ancienne et les traitements existent depuis l’Antiquité. Toutefois, la première définition reconnue provient de l’International Association for the Study of Pain (IASP) énoncée en 1979 et adoptée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 1986, la douleur est « une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable liée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle ou décrite en des termes évoquant une telle lésion ».

Cette définition de la douleur vient en 2018 d’être mise à jour par l’IASP comme « une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée ou ressemblant à celle associée à, une lésion tissulaire réelle ou potentielle “.

 

La définition de 2018, révisée à partir de celle de 1979 ajoute le mot « ressemblant à » pour palier à une lacune. En effet,l’absence de verbalisation et la difficulté à communiquer n’exclut pas qu’un être humain ou un animal non-humain éprouve de la douleur.

 

Par cette définition, l’IASP confirme que le modèle bio-psychosocial de la douleur est incontournable et que la douleur peut donner naissance à des effets indésirables sur le fonctionnement de l’individu, son bien-être social et psychologique. C’est le cas des douleurs chroniques dont l’utilité adaptative disparaît.

Depuis 2019, les douleurs chroniques sont d’ailleurs classées comme une maladie à part entière par l’organisation mondiale de la santé.

 

La Société Française d’Etude et de Traitement de la Douleur affirme dans un récent communiqué en date du 19 novembre 2020 que « La douleur est un défi majeur pour le système de santé du XXIe siècle et pour notre démocratie sanitaire. Elle constitue un véritable phénomène de société, tant par le nombre de personnes concernées que par l’importance des enjeux qu’elle soulève, trop longtemps ignorés et encore aujourd’hui sous-évalués. Concernant près de 12 millions de Français, elle est source de handicap, d’inactivité, d’isolement social et de souffrances psychique, physique et sociale. Elle a également un impact socio-économique massif, induisant une forte consommation de soins et un absentéisme professionnel. On estime que la douleur chronique engendre un surcoût d’1,2 milliard d’euros par an ».

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1.2 milliards €

de surcoût dû à la douleur chronique

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12 millions de français 

souffrent de douleur chronique.

Elle est source d’handicap, d’inactivité, d’isolement social et de souffrance psychique, physique et sociale.

33%

des patients ne sont pas soulagés par leur traitement

50%

ont une vie altérée

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Le Marché total mondial pour ce type de douleur est estimé à

23 milliards

de dollars par an.

Les marchés visés par Tafalgie Therapeutics

La douleur chronique postopératoire

représente un problème majeur de santé publique, affectant 10 à 50 % des patients selon le type de chirurgie avec 2 à 10 % de douleurs sévères. Il s’agit d’un des principaux motifs de consultation dans les structures de lutte contre la douleur. Les chirurgies d’amputation, du cancer du sein, du thorax et de hernie discale sont les plus à risques d’induire une douleur chronique postopératoire. La chirurgie est aussi probablement la seconde cause de douleur neuropathique après les lombo-radiculalgies en population générale.

La douleur neuropathique

est caractérisée par des symptômes désagréables, tels que douleur fulgurante ou sensation de brûlures, engourdissements, altération de la sensibilité et sensations très difficiles à décrire.

Selon l’enquête épidémiologique STOPNEP (« Study of the Prévalence of Neuropathic Pain »), réalisée en France (source Livre Blanc de la Douleur), La prévalence des douleurs neuropathiques en France représente 7 % de la population et 5 % pour les douleurs neuropathiques modérées à sévères.

La recherche concernant la douleur est, de longue date, un des domaines d’excellence de la recherche en neuroscience dans notre pays. Ces équipes dédiées en France regroupent près de 200 chercheurs titulaires et sont placées sous la tutelle de l’INSERM (14 laboratoires), du CNRS (10 laboratoires) et de l’INRA (1 laboratoire).

 

L’équipe de l’IBDM d’Aziz MOQRICH fait partie de ce réseau d’excellence et apporte sa contribution à la recherche française